jeudi 29 décembre 2011

PROCEDURE DE REDACTION D'UN MANUEL DE PROCEDURE

CHAPITRE 2 : METHODOLOGIE D’ELABORATION  D’UN MANUEL DES PROCEDURES
SECTION 1 : SYSTEME DE CONTROLE INTERNE
L’évaluation du contrôle interne est au cœur de la mission d’élaboration du manuel de procédures. Elle évalue le respect des principes généraux de contrôle interne, les critères de références relatives aux procédures et le degré de séparation des tâches.

1.1     Définition du contrôle interne
<<Le système de contrôle interne est l’ensemble des politiques et procédures (contrôle interne) mises en œuvre par la direction d’une entité en vue d’assurer, dans la mesure du possible, la gestion rigoureuse et efficace des ses activités. Ces procédures impliquent le respect des politiques de gestion, la sauvegarde des actifs, la prévention et la détection des irrégularités et inexactitudes, l’exactitude et l’exhaustivités des enregistrements comptables et l’établissement en temps voulu des formations financières ou comptables fiables. Le système de contrôle interne s’étend au delà des domaines liés au système comptable. Il comprend :
-          L’environnement général du contrôle interne qui est l’ensemble des comportements, degré de sensibilisation et actions de la direction (y compris le gouvernement d’entreprise) concernant le système de contrôle interne et son importance dans l’entité ; 
-          Les procédures de contrôles qui désignent les politiques et procédures définies par la direction afin d’atteindre les objectifs spécifiques de l’entité complémentaires à l’environnement générale de contrôle interne>> (Norme CNCC n°2-301 § 08 b)

1.2    Objectif du contrôle interne
Il a pour but d’assurer :
  • La protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de l’information (aspects comptables du contrôle interne) ;
  • L’application des instructions de la direction et de favoriser l’amélioration des performances : aspects relatifs à la gestion de l’entreprise et résumés sous la formule aspects administratifs du contrôle interne.
Le contrôle interne est par ailleurs formé de plans d’organisation et de toutes les méthodes et procédures adoptées à l’intérieur de l’entreprise pour la protection de ses actifs, pour le contrôle de la précision et du degré de confiance de ses documents comptables, pour promouvoir l’efficacité des opérations et pour que soient suivies les politiques prescrites par la direction.
Il a pour objectifs principalement de :
  • Prévenir les erreurs et les fraudes ;
  • Protéger l’intégrité des biens et des ressources de l’entreprise ;
  • Gérer rationnellement les biens de l’entreprise ;
  • Assurer une gestion efficace et efficiente des activités
  • Assurer l’application des instructions de la direction et l’amélioration des performances ;
  • Assurer un enregistrement correct en comptabilité de toutes les opérations en vue de garantir que les états financiers reflètent fidèlement les opérations.
Le contrôle interne s’analyse ainsi comme une discipline générale de gestion qui s’applique en permanence à tous les aspects de l’activité de l’entreprise (patrimoine, hommes, informations) et dont les objectifs visent à assurer la pérennité de l’entreprise.
En fonction de l’aspect que l’on privilégie, le contrôle peut être classé en plusieurs types : le contrôle comptable et administratif le contrôle préventif et de détection.
Le contrôle comptable comprend l’ensemble des mesures mises en place en vue d’apporter l’assurance que les états financiers reflètent fidèlement les opérations financières de l’entreprise et que le patrimoine et les ressources de celle-ci sont l’objet d’une protection adéquate.
Le contrôle administratif comprend tout ce qui n’est pas en relation avec la comptabilité ou les aspects financiers de l’entreprise. Il vise à assurer une gestion ordonnée, efficace et efficiente des activités : normes de gestion des dossiers du personnel, établissement de normes standards…
Le contrôle préventif a pour but d’empêcher les erreurs et les fraudes ou tout au moins d’en réduire les risques.
Le contrôle de détection permet soit de déceler rapidement les erreurs ou les fraudes, soit d’augmenter les chances de les découvrir de sorte que les responsables puissent prendre les mesures correctives.


Les éléments constitutifs d’un bon contrôle interne sont :
  • Un système d’organisation adapté aux besoins de l’entrepris et caractérisé par une adéquation adéquate des tâches et des fonctions et l’existence d’un organigramme précisant les pouvoirs et les responsabilités de chacun des agents du personnel ;
  • La mise en place d’un système de supervision permettant d’assurer le respect des objectifs définis par la direction et d’éviter les engagements importants imprévus ;
  • La mise en œuvre d’un système comptable approprié, outil indispensable pour respecter les obligations qui pèsent sur l’entreprise et pour contribuer aux prises de décisions ;

  • Un personnel de qualité dont la moralité et l’attachement à l’entreprise constitue des facteurs importants ;
  • Un système de protection des biens contre tous les risques liés aussi bien à l’environnement naturel qu’à l’environnement humain.

1.3       Principes généraux du contrôle interne
Le contrôle interne repose sur un certain nombre de règles de conduite ou de préceptes dans le respect lui conférera une qualité satisfaisante.

1.3.1. Principe d’organisation et séparation des fonctions
Pour que le contrôle interne soit satisfaisant, il est nécessaire que l’organisation de l’entreprise possède certaines caractéristiques. L’organisation doit être :
ü  Préalable ;
ü  Adaptée et adaptable ;
ü  Vérifiable ;
ü  Formalisée ;
Et doit comporter une séparation convenable des fonctions.
L’organisation doit être établie sous la responsabilité du chef d’entreprise. Cette responsabilité consiste à fixer les objectifs, définir les responsabilités des hommes (organigramme), déterminer le choix et l’étendu des moyens à mettre en œuvre.
La règle de séparation des fonctions à pour objectif d’éviter que dans l’exercice d’une activité de l’entreprise, un même agent cumule :
ü  Les fonctions de décisions (ou opérationnelles) ;
ü  Les fonctions de détention matérielle des valeurs et des biens ;
ü  Les fonctions d’enregistrement ;
ü  Les fonctions de contrôle ;
Ou même simplement deux d’entre elles.

1.3.2. Principe d’intégration ou autocontrôle
Les procédures mises en place doivent permettre le fonctionnement d’un système d’autocontrôle mise en œuvre par des recoupements, des contrôles réciproques et des moyens techniques appropriés.
Les recoupements permettent de s’assurer de la fiabilité de la production ou du suivie d’une information au moyen de renseignements émanant de sources différentes ou d’éléments identiques traités par voies différentes.
Le contrôle réciproque s’opère dans le traitement subséquent ou simultané d’une information selon la même procédure, elle s’effectue par un autre agent.
Les moyens techniques recouvrent l’ensemble des procédés qui évitent, corrigent, ou réduisent, autant que faire se peu, l’intervention humaine et par voie de conséquence, les erreurs, les négligences et les fraudes.

          1.3.3.  Principe de permanence
La mise en place de l’organisation de l’entreprise et de son système de régulation : le contrôle interne, suppose une certaine pérennité de ces systèmes. Il est évident que cette pérennité repose nécessairement sur celle de l’exploitation.

1.3.4. Principe d’universalité
Ce principe signifie que le contrôle interne concerne toutes les personnes dans l’entreprise, en tout temps et en tout lieu. Autrement dit, personne n’est exclue du contrôle par quelques considérations que se soient : il n’y a ni privilège, ni domaines réservés, ni établissement mise en dehors du contrôle interne.

1.3.5. Principe d’indépendance
Ce principe implique que les objectifs du contrôle interne sont à atteindre indépendamment des méthodes, des procédés et moyens de l’entreprise. En particulier l’auditeur doit vérifier que l’informatique n’élimine pas certains contrôles intermédiaires

1.3.6. Principe d’information et qualité du personnel
L’information doit répondre à certains critères tels que la pertinence, l’utilité, l’objectivité, la communicabilité et la vérifiabilité.
La qualité du personnel ne doit pas fragiliser les procédures, c’est-à-dire l’information. Tout système de contrôle interne est, sans un personnel de qualité voué à l’échec. La qualité du personnel comprend la compétence et l’honnêteté ; cependant, la fragilité du facteur humain rend toujours nécessaires de bonnes procédures de contrôle interne.

1.3.7. Principe d’harmonie
On entend par principe d’harmonie, l’adéquation du contrôle interne aux caractéristiques et de son environnement. C’est un simple principe de bon sens qui exige que le contrôle interne soit bien adapté au fonctionnement de l’entreprise.
  
1.4   . Evaluation du contrôle interne
La phase d’évaluation du contrôle interne permet à l’auditeur d’évaluer les procédures et systèmes, manuelles ou informatisés, utilisés par l’entreprise. Durant cette phase, l’auditeur approfondit sa connaissance des risques inhérents à l’activité de l’entreprise, et statut définitivement sur les risques de non contrôle, c’est-à-dire, sur la capacité des procédures en place à neutraliser les risques de perte de patrimoine. Il en déduit les risques d’erreurs possibles sur les états financiers audités.
On peut distinguer plusieurs phases dans l’évaluation du contrôle interne.

1.4.1. La description des systèmes et des procédures
L’auditeur prend connaissance du contrôle interne de l’entreprise en s’efforçant de saisir l’ensemble des méthodes et des procédures qui ont trait à son organisation comptable.

1.4.2. La confirmation de la compréhension du système
L’auditeur s’assure qu’il a bien compris le système en vérifiant la description qu’il en a reçue : il met en œuvre à cette fin des testes de conformités.

1.4.3. Evaluation préliminaire du contrôle interne
Il détermine à ce stade :
ü  Les points forts théoriques du contrôle interne ;
ü  Les points faibles du contrôle interne.
1.4.4. La confirmation de l’application des points forts du système
L’auditeur cherche à s’assurer que les points forts sont appliqués de manière permanente. Il met en œuvre à cette fin, des testes de permanence.

1.4.5. Evaluation définitive du contrôle interne
A ce stade, l’auditeur est à même de faire la distinction des points forts appliqués,  des points forts théoriques mais non appliqués et les faiblesses.

1.5   Limite du contrôle interne

Le contrôle interne embrasse tous les aspects de la vie d’entreprise. Mais malgré cela il ne peut éliminer complètement tous les risques auxquels peut être exposée. En effet, dans la pratique la mise en œuvre du contrôle interne se heurte :
·         Aux obstacles liés aux comportements des dirigeants et aux problèmes humains ;
·         A la méconnaissance de l’utilité du contrôle interne ;
·         A l’existence de domaines confidentiels comme la paie
·         A la réticence au changement
·         A son coût ;
·         Aux risques de collusion et à la survenance d’opérations inhabituelles
Cependant, l’importance du contrôle interne au sein de l’entreprise demeure indéniable.
Et c’est d’ailleurs pourquoi il a conduit à l’instauration d’un manuel de procédures, par l’article 16 de l’Acte Uniforme de l’OHADA relatif à la comptabilité.

SECTION 2 : ANALYSE DE L’EXISTANT
2.1.    Collecte des informations
Il s’agit pour l’auditeur de recueillir le maximum d’informations sur le domaine. Plusieurs techniques sont utilisées ;
-                      Entretien libre
-                      Questionnaire descriptif
-                      Diagramme de circulation
2.2.            Description des procédures non formelles
Les informations collectées doivent permettre à l’auditeur d’effectuer une première description des procédures de traitement de l’information dans l’entreprise.
Ces procédures de traitement de l’information qui ne sont en général consignées dans aucun document sont alors formalisées puis inscrites dans un document pour ensuite être soumises à l’approbation des différents intervenants ou acteurs de la procédure.
2.3.            Diagnostic des procédures existantes
Ces procédures formalisées et validées sont ensuite analysées conformément au référentiel de l’auditeur (ensemble des objectifs de contrôle interne) et aux pratiques d’organisation communément admises.
Ces analyses doivent permettre :
·         D’identifier les différentes fonctions de l’entreprise
·         D’identifier les différents travaux
·         De définir les objectifs de contrôle interne
·         D’identifier les intervenants à chaque étape
·         D’écrire la procédure
A la suite de ces analyses, l’auditeur doit être à mesure de faire ressortir les forces et les faiblesses constatées dans les procédures sur la base desquelles il fera ses recommandations.


SECTION 3 : REDACTION DU MANUEL DES PROCEDURES

La conception du manuel s’appuie sur le cadre  organique de l’entreprise. Pour chaque procédure identifiée, le manuel présentera :
·         L’introduction
·         La description détaillant les étapes de la procédure :
-                      L’intervenant
-                      Les tâches et contrôles effectués
-                      La liste des documents utilisés comme supports

3.1.      Contenu et forme du manuel des procédures
Nous présenterons ses caractéristiques avant d’analyser les informations contenues dans le manuel.

3. 1. 1.   Contenu du manuel des procédures
Le référentiel juridique ne donne aucune précision sur le contenu de la documentation. Mais pour être un ouvrage de référence, le manuel doit contenir au moins les informations suivantes :
·         Une généralité sur l’entreprise (nom, forme, siège social, organigramme, intervenants…)
·         Des éléments généraux relatifs à la saisie des informations (organisation détaillée de la fonction comptable, plan de comptes et liste des journaux, procédures interne d’élaboration et de saisie des informations, classement des pièces comptables et archivage, type de classement, modalités de contrôle des procédures)
·         Des éléments relatifs au traitement des informations de base (le système comptable, les moyens matériels, les documents délivrés)
·         Des éléments relatifs à l’établissement des comptes annuels (procédures d’inventaire, procédures de passage des postes aux postes des états financiers, règles d’évaluation, procédures d’élaboration de l’annexe)



3.1.2  Forme du manuel des procédures
Aucune précision n’est fournie dans le référentiel juridique SYSCOHADA sur la forme du document. Toutes les présentations sont donc admises, toute fois la présentation sous la forme de feuillets mobiles est conseillée, facilitant les mises à jour.
Le manuel de procédures établit doit être conservé aussi longtemps qu’est exigée la présentation des états successifs auxquels il se rapporte. En effet, la rédaction du manuel de procédures étant une obligation légale, l’administration est en droit de le réclamer en cas d’éventuel contrôle ; par ailleurs, étant un outil de gestion, le manuel de procédures doit évoluer au rythme de l’entreprise.
En outre l’inexistence de manuel de procédures emporte présomption de production de faux bilan en cas de litige or le droit OHADA prévoit une incrimination pénale à l’encontre des entrepreneurs ou dirigeants qui produisent de faux documents de synthèse.

3.2.  Utilisation du manuel des procédures
Le manuel de procédures rédigé doit répondre à ces questions :

3.2.1.      A quoi sert une procédure ?
Elle sert à décrire ce qui se fait afin :
*de connaître ce qui se fait ;
*de faire connaître ce qui se fait ;
*d’améliorer ce qui se fait.

3.2.2.      Quand doit-on utiliser une procédure ?
*lorsqu’il y a une affectation à un nouveau poste ;
*Lorsqu’il y a un remplacement à un poste ;
*Lorsqu’on a oublié ce qu’il faut faire ;
*Lorsqu’on ne sait pas ce qu’il faut faire ;
*Lorsqu’on doit régler un problème ;
*Lorsqu’on n’est pas d’accord sur ce qu’il y a à faire.



3.2.3.      Pourquoi utiliser une procédure ?
Car elle offre un cadre de justification des décisions des agents, avec comme conséquence la possibilité :
*De faire confiance aux informations reçues ou agents les ayant fournies, la procédure servant de gage ;
*De prendre des initiatives, la procédure servant de justificatif à priori ;
*De sanctionner avec objectivité ;
*De réclamer avec objectivité.

3.2.4.      Qui vérifie que le travail est effectué selon les procédures ?
*Soi-même ;
*Le responsable hiérarchique ;
*Occasionnellement les auditeurs et contrôleurs internes ou externes et missions de supervision des bailleurs de fonds.

3.2.5.      Comment s’effectue cette vérification ?
En comparant :
*Ce qui est fait par rapport à ce qui est écrit ;
*Ce qui n’est pas fait par rapport à ce qui est écrit ;
*Ce que l’on aurait dû faire par rapport à ce qui est écrit.

3.2.6.      Que doit-on faire si la procédure est différente de la pratique habituelle ?
En discuter avec la coordination, il se peut que :
*La procédure écrite doit être révisée pour prendre en compte ce qui se passe sur le terrain ;
*La coordination désire que l’on procède différemment.

3.2.7.      Que fait le responsable avec les procédures ?
Il s’en sert pour :
*Décrire les postes de travail ;
*Contrôler la qualité des opérations ;
*Spécifier les améliorations à apporter ;
*Evaluer la performance des agents.



3.2.8.      Est-il possible de modifier une procédure ?
Une procédure comprend :
*Les directives qui sont les règles émises par la direction. Ces règles ne peuvent être changées que par la direction ;
*Une façon d’exécuter ces directives. Il est possible de proposer des améliorations sur cette façon de faire.

3.2.9.      A quelles questions un manuel de procédures doit nous permettre de répondre ?
*Où se situe la procédure ?
*Où trouve-t-on ces procédures dans le projet ?
* A quelle étape de la procédure sommes-nous ?
*De quel type de procédure s’agit-il ?
*Quand la procédure a-t-elle été rédigée ?
*Qui intervient dans la procédure ?
*A quel groupe de tâche est affecté un agent ?
*Que doit concrètement faire cet agent ?
*Comment doit-il le faire ?
*De quels documents et/ou logiciels dispose-t-il ?
*A quelles autres procédures doit-il se référer ?



 3.3. Modèle de présentation d’une procédure comptable


Manuel des procédures
1. PROCEDURES ADMINISTRATIVES
Réf
183
Version
01
8. GESTION DES APPROVISIONNEMENTS
Date
06/07/09
5. Approvisionnement en fournitures de bureau
Page
…….


  1. Objectif
L’objectif de cette procédure est de permettre l’acquisition au meilleur rapport qualité prix, de fournitures de bureau et de consommables  divers de la BICIG.
Le traitement de cette procédure  doit permettre de s’assurer que:
Ø  Tous les achats de fournitures de l’entreprise  sont  autorisés et comptabilisés;
Ø  Les achats comptabilisés correspondent à des dépenses réelles de l’entreprise;
Ø  Les achats sont effectués dans l’intérêt de l’entreprise conformément à son objectif;
Ø  Tous les achats enregistrés sont correctement évalués;
Ø  Tous les avoirs à obtenir sont enregistrés;
Ø  Toutes les dettes concernant les biens et services reçus sont enregistrés;

La partie commande est traitée dans le volet de passations de marchés pour les acquisitions d’un montant supérieur à
5 000 000F CFA. Les parties décrites ci-après concernent les phases  de réception de fournitures du fournisseur et de remise au bénéficiaire.


  1. Règles de gestion
      Les achats de fournitures de bureau se font de façon semestrielle; ces achats doivent être prévus au budget de l’exercice et autorisés par les personnes habilitées;
      Tous les achats de fournitures dont le montant est compris entre 0,5 millions de francs CFA et de 5 millions de francs CFA doivent faire l’objet de consultations restreintes. Au-delà de 5 millions de francs CFA il faut faire un appel d’offre;
      Les factures d’eau, téléphone, internet, loyer, assurance, et électricité doivent être systématiquement transmises au service comptabilité via le secrétariat. Ces factures sont saisies directement en comptabilité dans le journal des achats.
      Les livraisons se font sur la base d’un bon de livraison (BL) préparé par le fournisseur et joint au bon de commande (BC)
      Les actifs sont réceptionnés par la secrétaire et le responsable logistique.
      Les livraisons d’articles à stocker font l’objet d’un contrôle du responsable logistique matérialisé sur une fiche de stock présentant les entrées et sorties;
      La gestion des stocks est assurée par le responsable logistique qui pourrait se faire aider par la secrétaire.
3. Etapes de la procédure
1)      Identification des besoins
2)      Validation de la demande d’achat
3)      Emission de la commande
4)      Choix du fournisseur
5)      Réception des articles
6)      Contrôle des quantités livrées
7)      Entrée en stock
8)       Réception de la facture
9)      Validation de la facture
10)  Traitement de la facture


ETAPES
INTERVENANTS
DESCRIPTION DE LA TACHE
DOCUMENTS/INTERFACE



3.4.Indexation générale des procédures
L’indexation consiste à codifier les différentes procédures en respectant un ordre numérique ou alphanumérique. La codification peut se faire de la façon suivante : 

      PROCEDURES D'ACHATS
ü  ACHA -01 : Procédure d’achats de matériaux de construction
ü  ACHA - 02 : Procédure de réception des commandes
ü  ACHA - 03 : Procédure de traitement des factures fournisseurs
      PROCEDURES PAIE ET GESTION DU PERSONNEL
ü   PGPE - 01 : Procédure d'embauche d'un agent permanent
ü   PGPE - 02 : Procédure de préparation de la paie
ü   PGPE - 03: Procédure de comptabilisation de la paie
ü   PGPE - 04: Procédure d'accord de prêt au personnel
ü   PGPE - 05: Procédure de promotion et d'avancement du personnel
ü   PGPE - 06: Procédure de sanction disciplinaire
      PROCEDURES DE GESTION DES IMMOBILISATIONS
ü   STOC - 01 : Procédures de gestion des stocks de matériaux
ü   STOC - 02: Procédures de sortie des matériaux
ü   STOC - 03: Procédures de contrôle des stocks de matériaux
      PROCEDURES DE GESTION DES FOURNITURES DE BUREAU
ü   FBUR - 01 : Procédure de commande des fournitures de bureau
ü   FBUR - 02: Procédure de réception des commandes de fournitures
ü   FBUR - 03: Procédures d'approvisionnement du personnel en fournitures de bureau
      PROCEDURES DE GESTION COMMERCIALE
ü   GCOM - 01 : Procédure d'ouverture et de traitement d'un dossier client
ü   GCOM - 02 : Procédure de conclusion de l'acte de vente
      PROCEDURES DE TRESORERIE
ü   TRSO-0 l: Procédure d'approvisionnement de la caisse
ü   TRSO-02: Procédure d'encaissement des acomptes clients
ü   TRSO-03: Procédure de paiement des factures fournisseurs
ü   TRSO-04: Procédure de paiement des salaires
ü   TRSO-05: Procédure de versement des espèces à la banque
ü   TRSO-06: Procédure de contrôle de la caisse
ü   TRSO-07: Procédure de suivi des rapprochements bancaires
      PROCEDURES DIVERSES
ü  DIVE -01: Procédure de sous-traitance
ü   DIVE-02: Procédure de gestion des bons de carburant
ü   DIVE-03: Procédure de gestion du parc auto et engins
ü   DIVE-04: Procédure de contrôle du stock de matériaux sur les chantiers
ü   DIVE-05: Procédure de location d'engins



3.5. Plan du manuel
3.6.Vie du manuel des procédures

Ce manuel est bien entendu destiné à être mis à jour au fur et à mesure de l’évolution du cadre structurel et des changements intervenant dans le processus de traitement des opérations au sein de la société.
La mise à jour du manuel de procédures incombe en premier lieu à la société qui est le témoin privilégié de l’impact de l’évolution de l’environnement sur ses méthodes de travail. Toutefois, le concours de tout intervenant ou de toute personne partenaire de la société est vivement encouragé.





3.7.LE DIAGRAMME DE CIRCULATION (FLOW CHART)

3.7.1. Présentation du diagramme
Un diagramme est une représentation graphique d'une suite d'opérations dans laquelle différents documents, postes de travail, de décisions, de responsabilités, d’opérations sont représentés par des symboles réunis les uns aux autres suivant 1'organisation administrative de 1'entreprise.

3.7.2. Objectifs du diagramme

Les objectifs des diagrammes de circulation ou flux  sont :
 - de donner un enregistrement des procédures et systèmes de l'entreprise et mettre en relief  les aspects importants du contrôle interne;
 - d’être une base pour les tests de conformité qui servent à vérifier que les procédures sont bien appliquées.
Il synthétise l’ensemble des processus, c’est-à-dire:
q  Les différentes tâches exécutées;
q  Les intervenants;
q  La chronologie des opérations;
q  Les documents et informations utilisées(en entrées: documents sources; en sorties: documents produits)
Le diagramme permet de faire ressortir :
q  Les éventuelles inefficiences du processus: doublons, retards, documents inutilisés, etc.;
q  Les éventuelles failles: absence de contrôle-clé,   utilisation d’un document inapproprié pour effectuer un  contrôle.

La présentation du diagramme peut varier selon les auteurs, mais dans l'ensemble on deux modèles de présentation bien définis: le diagramme vertical et horizontal.
q  Le diagramme vertical
Cette forme de diagramme représente verticalement le circuit des documents. Les services seront placés les uns au-dessous des autres et séparés par un trait horizontal
 La présentation du circuit de documents est faite selon 1'ordre chronologique, c’est-à-dire depuis sa création jusqu'a son archivage ou sa destruction.
q  Le diagramme horizontal
Comme dans le diagramme vertical, la représentation du circuit de documents est faite selon l'ordre chronologique, mais la circulation entre les services se fait horizontalement.

Du fait de la juxtaposition de plusieurs services les uns à côté des autres, le diagramme horizontal se présente sur un imprime de plus grand format que le diagramme vertical.
Dans la mesure du possible, pour la clarté du diagramme, il faut éviter d’utiliser trop  de symboles différents. Certains auteurs conseillent de faire des renvois pour noter certaines explications qui, si elles figuraient sur le diagramme, l'alourdiraient. Il faut cependant éviter d'user de ces notes trop souvent car elles feraient retomber tout l'intérêt  du diagramme.


3.8.Recommandations
Il sera question pour l’auditeur de faire des suggestions susceptibles de réduire voire d’annuler les risques attachés aux différentes faiblesses mises en évidence par l’analyse précédente.
Ces recommandations ne trouvant pas toujours l’assentiment des dirigeants, il appartiendra à l’auditeur de démontrer l’objectivité de ses conclusions afin d’obtenir l’adhésion des responsables.

L’objectif de ce chapitre était de présenter le concept et le cadre légal d’élaboration d’un manuel de procédures ainsi que d’en faire la descriptive étape par étapes.
Nous retenons donc que la mise en place d’un manuel de procédures relève des obligations légales soumises à l’entreprise et qu’en tant qu’outil de contrôle interne, son élaboration doit obéir à un certain nombre de règles et respecter une méthodologie bien précise.
La seconde partie est consacrée à la présentation de la BICIG et à l’élaboration du manuel de procédure.



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